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Pénétration de l'occulte: Les racines païennes du piercing, du branding et des scarifications,

 
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MessagePosté le: Sam 13 Nov - 18:23 (2010)    Sujet du message: Pénétration de l'occulte: Les racines païennes du piercing, du branding et des scarifications, Répondre en citant

Pénétration de l'occulte: Les racines païennes du piercing, du branding et des scarifications,
 
Le piercing  
 
A ses débuts Serge Gainsbourg chantait: "des p’tits trous, des p’tits tours, encore des p’tits trous; des p’tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous!" Cela illustre bien le piège du piercing. Pour les adeptes, cette pratique est une suite logique du tatouage. Ce dernier, largement entré dans les mœurs, a perdu de sa charge anticonformiste. "C'est fatal; quand tu te passionnes pour le tatouage, tu tombes à un moment ou à un autre sur le perçage" explique un adepte du piercing. 
 
La perforation d'un organe, serait-ce sous prétexte d'y accrocher un bijou, n'est jamais anodine, pas plus chez des peuples dits primitifs que pour les adolescents de nos sociétés postmodernes. Dans une société qui manque singulièrement de repères et de valeurs spirituelles, chaque génération se bricole efficacement des rites de passage qui en tiennent lieu. Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la religion, le corps est sacralisé, la douleur refoulée. On est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages, et pourtant la connotation magique du piercing perdure. 
 
"Le piercing est une expérience spirituelle qui m'a appris à dissocier le corps de l'esprit. Comme une paix intérieure, le sentiment étrange de retourner d'où l'on vient." (Témoignage d'un jeune qui en a déjà fait une dizaine et qui veut continuer.) 
Alain Kreis 
 
 
3 groupes ont remis le piercing au goût du jour 
 
 
1 - Les punks 
 
II est difficile d'imaginer, en 1975, que cette bande de jeunes un peu paumés de la banlieue de Londres serait à l'origine d'un mouvement de renommée mondiale, très prolifique et créatif, qui allait influencer durablement la musique, la mode, le design et le cinéma. 
 
Rois du bricolage, les punks bidouillent leurs accoutrements avec beaucoup d'imagination et de cynisme: vêtements déchirés, tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, attirail sadomasochiste, bottes à pointes d'acier, cuirs cloutés, ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de rasoir et autres crucifix accrochés à l'oreille, crêtes iroquoises aux couleurs flamboyantes, sans oublier le rat sur l'épaule! 
 
Ils sont rendus méconnaissables à force de lacérations, de perforations et d'assemblages hétéroclites. 
 
A l'opposé du naturel prôné par les hippies, les punks arborent ostensiblement les ordures de la société de consommation, pour signifier le refus de ses valeurs. Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d'insinuer qu'elle est chez nous et non pas chez les peuples dits primitifs; il fait aussi référence, avec les accessoires sadomasochistes, aux perversions, aux déviances, à l'obscénité à la rébellion, à la violence .et au déni de soi... toutes choses qui sont dérangeantes et choquantes à dessein pour notre société bourgeoise et évoluée de cette fin de 20e siècle. 
 
II faut aussi voir que les punks ont été les porte-parole d'une génération qui a fait les frais de la crise économique et du chômage: désillusionnés et tout aussi déracinés, si pas plus que les groupes punk rock qu'ils adulent, des jeunes disaient leur désespoir avec le No Future des Sex Pistols, par exemple. Par la suite, le mouvement punk a évolué et s'est diversifié en différents courants jusqu'à nos jours. 
 
2 - Les néoprimitifs 
Ils désignent, en Occident, les adeptes les plus extrémistes des modifications corporelles ancestrales: piercing, tatouage, scarifications, branding (marquage du corps au fer rouge) ils se réclament des traditions des peuples primitifs.
 
 
Dans les années 70 sur la côte ouest des Etats-Unis un petit noyau d'individus (issus pour certains des milieux sadomasochistes, mais revêtant la journée un costard tout à fait convenable) partagent une même fascination pour les modifications corporelles et les rites de certaines tribus sauvages, mais aussi pour le bizarre, l'étrange et le pervers. Ils sont à l'origine de la version propre et aseptisée du piercing et de son déferlement actuel. Parmi les principaux protagonistes de l'époque, on peut citer un multimillionnaire américain excentrique, quelques hommes-grenouilles, un encadreur de tableaux et un fakir américain fasciné par les moeurs tribales s'exprimant dans le corps, qu'il découvre dans le National Geographic. 
 
La demande augmentant, des salons pratiquant le piercing et vendant des bijoux adaptés (spécialement aux organes génitaux) s'ouvrent dans plusieurs grandes villes des USA, puis d'Europe. Ceux qui fréquentent ces salons sont souvent assez marginaux : les adeptes du sadomasochisme, les héritiers des punks, du hard rock et de la techno, les skinheads, les grunges et les gothiques, les milieux gays et les motards, les squatters et les toxicomanes. Pour certains, le piercing est un prolongement naturel du tatouage ; ces deux types de décoration sont d'ailleurs souvent liés. 
 
Contrairement aux punks qui exprimaient leur désespoir au travers du piercing, les néoprimitifs le considèrent comme un embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et sexuel. II s'agit, disent-ils, de faire du corps une oeuvre d'art, sanctifiée par le sang et d'étranges stigmates. 
 
En résumé, c'est un étrange mélange de primitivisme, de sadomasochisme et de prétentions esthétiques derrière lesquelles on peut reconnaître une perversion singulière et des tendances pathologiques à l'automutilation, le tout déguisé en mouvement culturel. 
 
Les milieux fétichistes ou sadomasochistes 
Depuis un certain temps déjà, la mode s'est emparée des accessoires et de l'imagerie agressive du sadomasochisme: corps moulé de cuir et de latex, étranglé par des corsets et des lanières, décoré de piercings et de tatouages, cravaches et talons invraisemblables. Les panoplies de la domination ont quitté les salles de torture, les asiles psychiatriques et les salons feutrés pour s'infiltrer dans la rue et les défilés,... ou quand les signes du pathologique sont adulés comme le comble du chic! 
 
La mode fétichiste est l'héritière de trois révolutions: en premier, celle des mouvements féministes dans les années 60, qui dénoncent l'image de "la femme-objet", revendiquent leur place avec colère et entrent dans des luttes de pouvoir; ensuite, celle du mouvement homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité, bouleverse les repères et répand l'androgynie. Enfin, dans les années 70, la mode s'imprègne d'érotisme pervers et de toute une imagerie sadomasochiste; de nombreux stylistes se font alors un peu partout un nom dans le genre fétichiste. Un des attraits du sadomasochisme, c'est qu'il évite les luttes de pouvoir entre hommes et femmes en leur substituant la dualité domination/soumission, maître/esclave, qui n'est pas déterminée par les sexes. 
 
Depuis 20 ans, le phénomène n'a cessé de s'amplifier; une multitude de clubs fétichistes ont vu le jour et ont contribué à la diffusion de l'imagerie sadomasochiste parmi une foule grandissante de curieux,... qui n'en adoptent pas forcément les pratiques; ils en adorent surtout le look, avec pour conséquence une banalisation du piercing, du tatouage et des looks pervers, et l'abandon des derniers tabous les concernant. Depuis quelques années, les gays, sadomaso et autres love parades fleurissent un peu partout dans les grandes villes, rendant très visible diverses perversions, le flou de beaucoup de repères, bref le malaise ambiant de nos sociétés. 
 
Justement, avec notre manque de valeurs spirituelles et de repères, l'idée ancestrale que pour "être" il faut paraître, et que pour paraître il faut souffrir, fait son chemin. Sur le plan physique, certains se paient des chutes de tension vertigineuses, d'autres tournent de l'oeil. Tout le monde s'accorde à le reconnaître: le piercing est douloureux, ennuyeux, compliqué à gérer. II faut prendre un soin jaloux de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les infections, éviter parfois les vêtements ajustés, le tabac, le maquillage et autres substances irritantes, s'abstenir dans certains cas de relations sexuelles. Ceux qui se font piercer la langue en sont réduits à ingurgiter des purées et autres petits pots destinés aux porteurs de dentiers ou aux nourrissons... sans parler des problèmes spirituels dus aux racines du piercing. 
 
Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? 
Alain et Anne Kreis d'après le livre " Piercing - Rites ethniques, pratique moderne ", de Véronique Zbinden 
 
 
Nouvelles tendances 
 
"Esclaves des marques ou marques d'esclaves?" Le piercing étant désormais commun et presque dépassé, c'est au tour des cicatrices volontaires de devenir très "tendance." Après le piercing et le tatouage, c'est au tour des cicatrices tribales de revenir au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains. Plus rétro que ça, tu meurs! 
 
Le branding  
 
Aujourd'hui, les modes se suivent à toute allure: le dernier must arrivé chez nous s'appelle le "branding", c'est-à-dire le marquage d'un sigle ou d'un dessin au fer rouge sur la peau." Une seconde d'exposition à un bout de métal brûlant, un grésillement, un soupçon de fumée et voici que débute une oeuvre artistique", raconte un adepte du branding. 
 
Le marquage au fer n'est pas nouveau. On y avait recours sur les criminels et les esclaves. Les Français marquaient au fer rouge les criminels d'une fleur de lys sur l'épaule, afin d'en faire pour toujours des parias dans le monde civilisé. Puis ce fut le tour des protestants de recevoir cette marque. Jusqu'au 18e siècle, on marqua les voleurs de la lettre "S", pour en faire des serviteurs. 
 
Une résurgence du marquage est venue dans les années 20 et 30, lorsque cela est devenu très populaire, au sein d'une même fraternité, de montrer leur allégeance à l'organisation par ce moyen. La pratique existe toujours et de nombreuses célébrités - surtout composées de Noirs - telles que Michael Jordan, la star des Chicago Bulls, Emmit Smiths des Dallas Cow-boys et le révérend Jesse Jackson portent gravées dans leur peau les lettres grecques de leur fraternité. 
 
Pendant un temps, taper sur des portemanteaux en fil de fer pour leur donner une forme décorative et s'en servir comme fer à marquer, était le divertissement préféré du samedi soir de certains jeunes Américains. Aujourd'hui, l'intérêt pour le branding connaît un regain de popularité. 
 
Les scarifications  
 
La tendance étant au retour aux sources et aux modes ethno, voici donc chez nous la mode des scarifications (1), surgie du fond des âges; serait-ce une ultime provocation?
 
 
Pour les jeunes citadins d'Occident, c'est un nouveau jeu; ils s'amusent à se lacérer les joues ou d'autres parties du corps pour y graver des motifs qui resteront à vie. Est-ce juste pour le plaisir et pour l'esthétique? 
 
En Europe, la pratique des scarifications a existé avant Jésus-Christ et perduré jusqu'au Moyen Age dans certaines régions. Elle est encore très présente en Afrique, dans les villages, mais aussi en ville chez les anciennes générations. II s'agit alors essentiellement de signes de reconnaissance ethnique. En Afrique noire, la pratique ancestrale de la scarification répond autant à des besoins thérapeutiques qu'identitaires, religieux, sociaux et esthétiques. Aujourd'hui interdite par certains gouvernements, la pratique subsiste cependant dans les moeurs de nombreuses communautés. En fait, ces cicatrices sont d'abord perçues comme belles par les ethnies qui les pratiquent. Signes de courage, elles possèdent aussi souvent des pouvoirs magiques. 
 
Un des pionniers de la pratique en France nous dit: "Chez nous, cela rejoint toujours la démarche tribale, pour représenter et changer quelque chose en soi. C'est vraiment une modification profonde; psychologiquement, c'est le sens rituel qui ressort, certains changent même de noms après. C'est pour changer de statut, te faire avancer...  
 
On s'attendait à des gens qui avaient déjà une culture tribale. On a eu des tatoués, mais petit à petit d'autres sont venus. J'ai scarifié des gens non-tatoués, non-piercés, mais pour qui la scarification faisait partie d'une quête personnelle. Ce n'est pas uniquement décoratif, c'est bien plus brut que ça... L'intéressant, c'est le passage à l'acte, faire le choix de se réapproprier, voire de renforcer son identité, même si ce n'est pas toujours conscient au départ. Le rituel est parfois vital dans certaines tribus. Ici, cela rejoint un peu ces considérations." 
 
 
Inutile de préciser que ces pratiques sont très douloureuses, et cela durant un certain temps. Le branding par exemple, produit une brûlure au deuxième ou au troisième degré, avec un risque élevé d'infection. 
 
Certains jeunes Africains vivant chez nous se posent des questions en voyant ces Occidentaux, alors qu'ils sont si heureux d'avoir échappé, parfois de peu, aux cérémonies traditionnelles de leur pays. 
 
Et un journaliste de conclure: "C'est clair, un petit tour en Afrique ferait le plus grand bien à certains. Car à voir les timbrés et autres fondus du citron de nos contrées qui se gravent des âneries cabalistiques un peu partout..." 
Alain Kreis 
 
(1) Incisions superficielles de la peau faites au moyen de scalpels, lames de fer, crochets, aiguilles de fer, verre, coquillages ou épines. Après l'incision, il y a un traitement spécial de la cicatrisation; pour obtenir une chéloïde, il faut vraiment que la cicatrisation dégénère. 

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